Éducation sexuelle

- 1 décembre 2024 12:39

À l'heure où une offensive conservatrice, tout aussi minoritaire que déterminée, orchestre désinformation et instrumentalisation des peurs parentales, et qu'elle trouve visiblement un écho politique puissant, il est impératif de parler collectivement plus fort", met en garde Najat Vallaud-Belkacem, ancienne ministre de l'Education nationale, dans une tribune publiée par Libération(Nouvelle fenêtre). Cette pression émane aussi de médias appartenant au milliardaire catholique Vincent Bolloré. Exemples sur le plateau de CNews(Nouvelle fenêtre) ou avec la dernière une du JDD(Nouvelle fenêtre), qui suggère que les enfants soient "en danger".

"Dans tous les cas, avec six heures par an, on ne va pas laver le cerveau de grand monde", ironise Jean-Rémi Girard, président du Snalc. Alors que trois enfants par classe sont victimes d'inceste chaque année en France, selon la Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise (Nouvelle fenêtre)), le syndicaliste rappelle que le programme d'éducation à la sexualité est avant tout un outil de prévention. "On voit bien que les violences peuvent aussi venir de la famille. L'école doit proposer cet espace de parole."

Des crispations anciennes
Reste que ce clivage entre les deux ministres n'étonne pas Claude Lelièvre, historien de l'éducation. "C'est éclairant sur notre situation politique. Alexandre Portier, qui fait partie de l'aile droite du gouvernement, semble sous pression de l'extrême droite et se sent obligé d'en tenir compte", analyse le spécialiste.

Il rappelle aussi que, de la fin des années 1960 au début des années 2010, l'offensive contre les questions de sexualité à l'école venait essentiellement des catholiques. En 2013, au moment des ABCD de l'égalité (une expérimentation visant à lutter contre les stéréotypes filles-garçons), d'autres franges conservatrices les ont rejoints dans leur lutte. Une partie de l'UMP et La Manif pour tous, entre autres, dénonçaient alors l'enseignement de cette supposée "théorie du genre". "Il y a eu une campagne calomnieuse", rappelle Claude Lelièvre. En juin 2014, l'Education nationale, après un an d'expérimentation, a finalement renoncé à généraliser l'opération.
Dans un premier temps, entre trois et six ans, les enfants vont, par exemple, apprendre à nommer les différentes parties de leur corps, à identifier leurs émotions et celles des autres, à exprimer leurs goûts en déconstruisant les stéréotypes de genre.

À partir du CP et jusqu'à l'entrée en 6ᵉ, l'accent est mis sur la construction des relations humaines, les différents modèles de famille, le respect et l'estime de soi. Comment dire non ? Qu'est-ce qu'une situation de violence ou de harcèlement ? Le programme suggère d'introduire la notion de consentement à partir de la classe de CM2.

Enfin, au collège et au lycée, l'objectif est d'aider les adolescents à prendre soin de leur corps, à s'accepter, à définir leurs préférences, mais aussi à respecter leurs droits et ceux des autres. Sans oublier l'ambition de les sensibiliser à l'intimité à l'ère des réseaux sociaux.

Éducation sexuelle

1 décembre 2024 12:39

À l'heure où une offensive conservatrice, tout aussi minoritaire que déterminée, orchestre désinformation et instrumentalisation des peurs parentales, et qu'elle trouve visiblement un écho politique puissant, il est impératif de parler collectivement plus fort", met en garde Najat Vallaud-Belkacem, ancienne ministre de l'Education nationale, dans une tribune publiée par Libération(Nouvelle fenêtre). Cette pression émane aussi de médias appartenant au milliardaire catholique Vincent Bolloré. Exemples sur le plateau de CNews(Nouvelle fenêtre) ou avec la dernière une du JDD(Nouvelle fenêtre), qui suggère que les enfants soient "en danger".

"Dans tous les cas, avec six heures par an, on ne va pas laver le cerveau de grand monde", ironise Jean-Rémi Girard, président du Snalc. Alors que trois enfants par classe sont victimes d'inceste chaque année en France, selon la Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise (Nouvelle fenêtre)), le syndicaliste rappelle que le programme d'éducation à la sexualité est avant tout un outil de prévention. "On voit bien que les violences peuvent aussi venir de la famille. L'école doit proposer cet espace de parole."

Des crispations anciennes
Reste que ce clivage entre les deux ministres n'étonne pas Claude Lelièvre, historien de l'éducation. "C'est éclairant sur notre situation politique. Alexandre Portier, qui fait partie de l'aile droite du gouvernement, semble sous pression de l'extrême droite et se sent obligé d'en tenir compte", analyse le spécialiste.

Il rappelle aussi que, de la fin des années 1960 au début des années 2010, l'offensive contre les questions de sexualité à l'école venait essentiellement des catholiques. En 2013, au moment des ABCD de l'égalité (une expérimentation visant à lutter contre les stéréotypes filles-garçons), d'autres franges conservatrices les ont rejoints dans leur lutte. Une partie de l'UMP et La Manif pour tous, entre autres, dénonçaient alors l'enseignement de cette supposée "théorie du genre". "Il y a eu une campagne calomnieuse", rappelle Claude Lelièvre. En juin 2014, l'Education nationale, après un an d'expérimentation, a finalement renoncé à généraliser l'opération.
Dans un premier temps, entre trois et six ans, les enfants vont, par exemple, apprendre à nommer les différentes parties de leur corps, à identifier leurs émotions et celles des autres, à exprimer leurs goûts en déconstruisant les stéréotypes de genre.

À partir du CP et jusqu'à l'entrée en 6ᵉ, l'accent est mis sur la construction des relations humaines, les différents modèles de famille, le respect et l'estime de soi. Comment dire non ? Qu'est-ce qu'une situation de violence ou de harcèlement ? Le programme suggère d'introduire la notion de consentement à partir de la classe de CM2.

Enfin, au collège et au lycée, l'objectif est d'aider les adolescents à prendre soin de leur corps, à s'accepter, à définir leurs préférences, mais aussi à respecter leurs droits et ceux des autres. Sans oublier l'ambition de les sensibiliser à l'intimité à l'ère des réseaux sociaux.

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Avatar paulau

paulau

31 janvier 2025 17:37
paulau a écrit :
L' éducation à la sexualité à l' école. La vidéo ci- dessous fait un point sur cette question.
J' avertis : c' est un peu longuet au démarrage mais cela vaut le coup de garder patience.
La vidéo :

Si vous voulez un complément d' information :

Projet de programme d’éducation sexuelle à l’école : les parents exclus et toujours de l’idéologie.
https://www.lesyndicatdelafamille.fr/actualite-en-france/cp-projet-de-programme-deducation-sexuelle-a-lecole-les-parents-exclus-et-toujours-de-lideologie/

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Avatar paulau

paulau

28 janvier 2025 08:44

L' éducation à la sexualité à l' école. La vidéo ci- dessous fait un point sur cette question.
J' avertis : c' est un peu longuet au démarrage mais cela vaut le coup de garder patience.
La vidéo :

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Avatar 2ALAIN

2ALAIN

25 janvier 2025 20:52

Surtout ne pas apprendre aux écoliers à lire , à écrire , à compter , à penser mais leur apprendre le sexe wokisé , la haine , la soumission , c'est le progrès

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paulau

25 janvier 2025 17:49

.Le syndicat de la famille proteste contre la nouvelle mouture des textes relatifs à l' éducation sexuelle à l' école. Ci-dessous des extraits de ses prises de position.
( source : https://lesalonbeige.fr/education-sexuelle-la-nouvelle-version-du-projet-de-programme-toujours-inacceptable/ ).


" .....Certains des contenus prévus pour les tout-petits de maternelle sont inadaptés à ces âges, comme la volonté de leur faire apprendre les mots scientifiques pour nommer les parties intimes : si les familles recourent toujours et partout à un vocabulaire adapté à leur âge, c’est bien parce qu’elles sentent spontanément qu’à 3 ou 4 ans, c’est à l’adulte de s’adapter à l’enfant.

– La diffusion, à partir de la 5e, de l’idée suivant laquelle ce n’est pas parce qu’on est de sexe masculin ou féminin que l’on est homme ou femme, avec tout ce qu’implique cette thèse idéologique bien connue. De telles affirmations sont déstabilisatrices pour des adolescents, contraire à la mission éducative et peuvent, pour ceux qui sont en souffrance, les inciter à croire qu’il faudrait transitionner, un processus à hauts risques et aux effets rapidement irréversibles. Certes le terme « identité de genre » a été supprimé au collège, mais l’idée reste présente, et c’est là le problème..... ".

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paulau

7 décembre 2024 10:31

Pour améliorer l' Éducation nationale il faudrait changer son nom.
Il faudrait l' appeler Instruction Publique ce qui l' obligerait à transmettre le savoir et non à se croire éducatrice.

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