Sexualité et ménopause : 5 idées reçues
La ménopause n'exclut pas la jeunesse
Vrai. La ménopause est une mise au repos des ovaires. Ils sécrètent beaucoup moins d'œstrogènes et de progestérone, qui sont les hormones féminines. C'est une horloge biologique qui déclenche la ménopause, et non pas un vieillissement glandulaire.
Les désagréments ressentis à la pré-ménopause s'effacent ensuite
Vrai. Le début de la ménopause n'est pas net. On se demande où on en est. Les règles deviennent irrégulières. Il y a parfois des maux de tête, des bouffées de chaleur ; des coups de fatigue et de déprime. Cela est dû à la baisse rapide des sécrétions hormonales.
La contraception doit être modifiée, en faveur de pilules plus riches en progestérone.
Il va falloir que je prenne des hormones toute ma vie
Faux. Un traitement prolongé n'est pas souhaitable. Il est apparu dans des études portant sur de grands nombres un risque statistiquement accru de cancer du sein. C'est un facteur de risque parmi d'autres, certainement pas un interdit. Il peut y avoir des motifs médicaux justifiant l'administration d'œstrogènes ou de progestérone. C'est à discuter avec votre gynécologue.
Il y a une trop grande médicalisation de cette période plutôt heureuse de la vie. On ne peut la réduire à des problèmes hormonaux.
Après ma ménopause ma vie sexuelle sera finie
Faux. Finies les contraintes des femmes en état de se reproduire ! Le corps est encore jeune, désirable, et sensible à toutes les émotions. L'esprit peut se tourner vers de nombreux projets, voire fantasmes. La sexualité peut devenir meilleure qu'avant, avec plus de plaisir.
La crainte d'une perte du pouvoir de séduction tient surtout à la prise de poids fréquente à ce stade de la vie.
À noter
La perte du désir peut être la manifestation d'une dépression.
La pénétration va devoir être prudente
Vrai. Souvent la vulve reste sèche malgré le désir. Le vagin peut devenir plus étroit, plus fragile. Ces désagréments s'expliquent par la baisse des sécrétions hormonales qui caractérise la ménopause, mais peut être davantage par l'absence prolongée de rapports sexuels.
Tout ceci concourt à rendre la pénétration un peu difficile. Les lubrifiants gras détériorent les préservatifs et peuvent être irritants. On recoure donc à des lubrifiants non gras vendus en pharmacie.
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