Une récente étude a mis en évidence un fait que l'on pensait impossible dans un pays développé. Un quart de la population française a déjà dû se passer d'un médicament, faute de le trouver dans une officine ! Des médicaments qui ne sont d'ailleurs plus prescrits par les médecins, informés de leur indisponibilité sur le marché. 

Un phénomène de plus en plus fréquent

Selon l'étude réalisée par l'institut BVA publiée le 17 Janvier dernier, la pénurie de certains médicaments ou vaccins est devenue fréquente et celle-ci s'étend à de plus en plus de références. Les maladies chroniques et les ALD (affections de longue durée) sont d'ailleurs les plus impactées. 25% des personnes interrogées se sont déjà vues refuser l'accès à une prescription faute de disponibilité en pharmacie.
Pour ces malades, il faut alors renoncer, reporter ou modifier le traitement initial, ce qui a forcément un impact sur la qualité du soin apporté. Les ALD sont les plus touchées par ce phénomène de pénurie à l'échelle nationale et parfois même européenne

Qui est responsable ?

Selon cette étude, 56% des personnes interrogées pensent que les industriels du médicament sont seuls responsables de cette rupture de stock. Une idée qui n'est pas démentie par France Assos Santé, autre dénomination de l'Union nationale des associations agréées d’usagers du système de santé. 
En effet, pour France Assos Santé, commanditaire de l'étude, « les industriels sont très largement responsables de ces pénuries, principalement dues à des stratégies financières contestables (...).". Une situation contre laquelle les autorités sanitaires françaises, ni même européennes ne semblent pouvoir agir...au détriment de la santé de millions de patients.