Pollution domestique : les femmes et les enfants d'abordSanté

Pollution domestique : les femmes et les enfants d'abord

Emeline E.  |   Date de publication : 22 avril 2015 10:22 / Dernière mise à jour : 1 janvier 2026 18:37

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Un danger à ne pas ignorer

Il y a pire que la pollution de l'air extérieur, c'est la pollution domestique. Près d'un tiers de la population mondiale est potentiellement menacé de problèmes de santé directement imputables à l'air respiré chez soi. Ce qui représente quand même pas loin de 3 milliards d'individus. C'est le constat d'une étude qui vient d'être publiée dans la revue médicale britannique The Lancet Respiratory Medicine. Et selon des estimations de l'OMS (Organisation mondiale de la santé) la pollution domestique serait à l'origine de 4,3 millions de décès en 2012, contre 3,7 millions de décès attribués à la pollution atmosphérique extérieure. 

Qu'est-ce que la pollution domestique ?

La pollution intérieure provient pour l'essentiel de la cuisine (préparation des repas), du chauffage et de l'éclairage. Selon les chercheurs, entre 600 et 800 millions de foyers sont concernés surtout en Afrique et en Asie. En cause, l'utilisation des combustibles solides que sont le bois ou le charbon, aussi bien pour se chauffer que pour cuisiner. L'usage de ces combustibles dans des feux ouverts et des lieux mal ventilés ne fait qu'aggraver la situation. L'Alliance globale pour les fourneaux écologiques, une association cofondée par l'OMS, s'est fixée comme ambition d'équiper 100 millions de foyers d'ici 2020 en appareils de cuisson « propres ».

Comment combattre la pollution domestique

Mais il serait faux de croire que le problème de la pollution domestique ne concerne que les pays les moins développés. Même sans faire la cuisine au charbon, on peut polluer son air intérieur. Ce qui est aussi souvent une source d'allergies. Les femmes et les enfants sont particulièrement sensibles aux effets toxiques de la pollution domestique et se trouvent exposés aux concentrations les plus élevées, souligne pour sa part l'étude publiée dans The Lancet. 

Quelques conseils s'imposent pour favoriser un air le plus pur dans son habitat : gare aux meubles en aggloméré ou en plastique dont les vernis et les colles dégagent des composés organiques volatiles (COV), comme le font aussi la plupart des peintures. Privilégiez les matériaux naturels comme le bois, et utilisez des peintures hydrosolubles. Les sols doivent être facilement nettoyables, à ce titre le parquet vaut mieux que la moquette. Quelle que soit la saison, il faut ouvrir les fenêtres au moins un quart d’heure par jour. Il convient également de réduire au minimum la diffusion d'aérosols et bien entendu, de proscrire le tabac qui reste une source importante de pollution domestique. Enfin, pensez à ne pas surchauffer en maintenant une température intérieure n'excédant pas 20 °C.

Commentaires
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Avatar linette34
linette34 24 novembre 2014 à 16:42
la pollution vient aussi d'un manque d'hygiène....de nos habitations ,et parfois même  corporelle.....et ,cela n'est pas toujours due à la pauvreté.....
Linette
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Avatar Patounetdu59
Patounetdu59 18 novembre 2014 à 12:34
C'est vrai que l'espérance de vie n'a fait que progresser mais tout le monde ne meurt pas sans souffrances engendrées par les cancers dues à la pollution et pas que celle du tabac, même si cela y contribue beaucoup aussi.
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Avatar louvet29
louvet29 11 novembre 2014 à 16:22
Mes grands parents vivaient à la campagne, sans chauffage, hormis la cheminée qui chauffait uniquement la cuisine et servait à la cuisson des aliments. Ils n'utilisaient aucun appareil électrique. Chez eux, pas de frigo, ni congélateur, ni lave-linge, ni sèche linge, ni téléphone, même pas de poste de radio. Le linge séchait à l'air libre dans le jardin. Les lits étaient chauffés l'hiver grâce à une brique chaude enroulée dans du papier journal ou des bouteilles en verre remplies d'eau chaude. Aucune isolation de la maison, portes et fenêtres ouvertes aéraient les pièces, aucun désodorisant chimique utilisé et pourtant çà sentait bon le café, le pot au feu, les crêpes et feu de bois, la lessive (cendre et vrai savon de Marseille), les fleurs du jardin l'été. Ils mangeaient "bio" les fruits et légumes de leur jardin qui ne connaissaient aucun traitement chimique mais le compost (qu'on n'appelait pas encore ainsi), les lapins, poulets, porc et chevreau élevés naturellement sans aucun aliment chimique et à l'air libre ; il n'avait pas de voiture, même pas de vélo et se déplaçaient à pied (sauf train et car pour les voyages plus lointains).
Bref, comme Monsieur Jourdain qui faisait des vers sans le savoir, ils étaient "écolos" et ne le savaient pas.... et pourtant ils sont partis relativement jeunes, entre 70 et 75 ans.

Ma mère a vécu en appartement, en ville. Elle a utilisé et utilise encore les appareils électroménagers, des produits de nettoyage pas tjrs écologiques ; elle a mangé et mange encore des aliments industrialisés fournis par la grande distribution, elle grille son pain tous les matins, regarde la télé, utilise son téléphone ; elle a eu une voiture, a connu la pollution des grandes villes...
et pourtant elle est tjrs parmi nous à 91 ans passés, bon pied, bon oeil, seule dans sa maison. Elle joue à la pétanque chaque semaine, y compris les concours, lit 3 ou 4 livres par semaine + son journal tous les jours (sans lunettes), fait et défait son lit, lave et repasse son linge (après l'avoir fait sécher sur le fil dans le jardin), fait son ménage sans aide, prend sa douche, désherbe son jardin, ramasse les feuilles mortes, visite ses voisins, chouchoute son chat....

Alors, ce parallèle me donne quand même à réfléchir.... !!!!!

Bien sur, je n'utilise pas de produits chimiques ni dans la maison, ni dans le jardin, mais des produits le plus naturels possible ; je participe au tri de ordures que je ne peux recycler moi-même, j'évite de manger des aliments modifiés et préparés par la grande industrie agro-alimentaire.... je ne me maquille même plus (chimie, chimie, chimie !!!) ; quant au chauffage l'hiver, je l'utilise très peu. A 16 °, pull + chaussettes et couette me suffisent. A 18 °, je suis bien. A 20°, j'ai trop chaud. Je n'allume le poêle à bois que pour mes invités (le bois pollue aussi).

Mais pas question de me séparer de ma voiture (à essence SP 95), de mon frigo, de mon congélo (qui m'évite des allers-retours inutiles aux magasins), de ma télé, de mon téléphone (j'utilise très peu le portable acheté en 2005), de mon ordinateur (qui me permet de vous lire et de vous envoyer ce message).
Bref je vis avec mon temps. Je ne suis pas "tout écolo" c'est sûr, mais je ne suis pas hypocrite non plus. Je fais attention sans être obsédée par tout ce qui peut nous être nuisible.
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Avatar joss-87
joss-87 3 novembre 2014 à 18:27
Je  rajouterai la pollution électromagnétique émise par les téléphones portables, smartphones et autres qui sont avec nous 24h sur 24h ou presque !!! sommes nous prêts à nous en passer ..:cligne:.......!! 
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Avatar rirififiloulou
rirififiloulou 27 octobre 2014 à 18:25
Chez nous la température est à 19 ou 20°, il ne faut pas exagérer. Après on a froid et la nuit je crois que la chaudière descend à 18.
Je ne me sers pas d'aérosol, je fais le ménage avec des produits bio et anciens comme au bon vieux temps et ma maison est bien propre.
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Avatar praskovia
praskovia 25 octobre 2014 à 17:46
Je maintiens 19° le matin, 20° à midi et l'après-midi, et je m'autorise 21° à partir de 20 heures seulement, car je ne m'agite plus beaucoup le soir (mots croisés, télé) . Pour les meubles je n'ai que du bois, et pas de moquette.Je suis très disciplinée.
Très bon week-end à tous!
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Avatar centdeuxcent
centdeuxcent 24 octobre 2014 à 06:53
super, enfin  je vais pouvoir garer mon diesel dans mon salon, ce sera pas pire !
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