C'est une maladie silencieuse qui fait malheureusement de plus en plus de victimes aux quatre coins de la planète. La stéatose hépatique non-alcoolique, également appelée maladie de NASH (Non-Alcoholic Steatohepatitis) ou encore maladie du soda touche 6 millions de Français, soit 12% de notre population.

La maladie du "foie gras"

Cette pathologie se propage à la vitesse de l'éclair et affecte particulièrement un organe vital : le foie. En effet, la maladie de NASH est directement associée à une consommation trop excessive de sucres et de matières grasses. Elle est particulièrement présente chez les grands consommateurs de boissons sucrées, d'où son autre appellation de "maladie du soda". 
Le foie se charge peu à peu en graisse et ne parvient plus à l'éliminer, ce qui entraîne des pathologies comme la fibrose ou la cirrhose et parfois même de plus graves complications, allant jusqu'au cancer du foie. 75% des personnes en situation d'obésité sont touchés par la maladie de NASH et 30% des personnes en surpoids. Des chiffres alarmants et une épidémie qui concerne les adultes comme les enfants. 

Comment réduire les risques liés à la maladie du soda ?

Une alimentation trop riche en graisses et en sucres est à la base de la maladie de NASH. Une cirrhose dite graisseuse qui touche des patients non alcooliques et mène parfois à une greffe du foie. D'ici 2020, cette maladie sera d'ailleurs la première cause de transplantation hépatique en France, comme c'est déjà le cas aux Etats-Unis aujourd'hui. 
Pour limiter les dégats liés à l'installation de la maladie, une diminution du glucose, du fructose et du saccharose, couramment présents dans la composition des aliments, des boissons sucrés et des jus de fruits est indispensable. Surpoids, diabète et hypertension doivent mener les patients à une alimentation adaptée mais surtout à un dépistage de cette maladie encore peu médiatisée, malgré ses ravages.