Près de 40 000 appareils de bronzage disséminés sur notre territoire en 2015, contre 18 000 en 2010, et des tarifs de plus en plus attractifs et donc accessibles à toutes les bourses. Beaux jours oblige, la tentation est grande de s’offrir quelques heures d’UV.

Certes, une peau hâlée en deux ou trois séances seulement, l’envie est grande. Pourtant, mis à part le côté esthétique de ce bronzage rapide, les dangers des ultraviolets artificiels sont énormes, et souvent irréversibles.

Tout d’abord, contrairement à une idée reçue largement répandue,les UV ne préparent pas la peau au soleil ! Pire, ils sont parfois à l’origine de sévères coups de soleil.  Pour affronter les premiers rayons en toute sérénité, les spécialistes conseillent simplement d’éviter les coups de soleil, et ainsi de s’exposer progressivement. Bien entendu, il est aussi recommandé d’attendre 16h avant de prendre le soleil et d’utiliser une crème protectrice adaptée à son type de peau.

Rappelons que chaque peau a ses particularités et que les conseils d’un dermatologue sont souvent essentiels pour les peaux les plus claires. Et puis notons également qu’une alimentation saine et variée, riche en vitamines A par exemple, prépare aussi la peau aux beaux jours sans trop d’efforts.

Des dangers immédiats… ou pas

Scientifiquement parlant, n’oublions pas que les UV artificiels ne produisent que des UVA qui ne sont pas filtrés et qui pénètrent donc directement et profondément notre épiderme sans créer de synthèse de mélanine. Or, le soleil produit trois rayonnements bien distincts : les UVC, bloqués par l’atmosphère, les UVB qui sont en partie filtrés et enfin les UVA.

Quel que soit notre âge, les cabines de bronzage accélèrent considérablement le vieillissement de la peau : l’épiderme se ride et se tache bien plus vite que s’il était épargné des UV. Plus dangereux encore, les ultraviolets artificiels accroissent les risques de cancers cutanés, dont le mélanome malin, le plus grave de son genre.

Selon l’Institut de veille sanitaire, entre 566 et 2 288 décès annuels peuvent être attendus dans les trente prochaines années si les expositions des Français aux cabines UV ne changent pas. Un conseil : ne commencez pas. Car si une seule séance d’UV suffit pour abîmer la peau, une seule séance suffit aussi pour devenir accroc du bronzage artificiel.

Une enquête alarmante

 

 

En début d’année, une enquête du magazine 60 millions de consommateurs a révélé que dans la plupart des centres de bronzage qui parsèment l’Hexagone, les règles de sécurité sont loin d’être appliquées. Des femmes enceintes et  des personnes à peau très claire, incompatible avec des séances d’UV artificiel, ont par exemple pu sans aucune interdiction ou tout au moins mise en garde, s’adonner à des séances d'UV artificiels.

 

 

D’autres clients ont entendu de la part des gérants de ces centres l'éloge des UV, alors qu’ils sont censés se tenir à la législation qui stipule "qu’il est recommandé de ne pas avoir recours aux appareils de bronzage, que le rapport bénéfice-risque pour la santé de l’utilisation de ces appareils est négatif et en défaveur des appareils de bronzage".