1 médicament sur 2 serait inutile : l'avis d'un expertSanté

1 médicament sur 2 serait inutile : l'avis d'un expert

Emeline E.  |   Date de publication : 24 janvier 2013 09:34 / Dernière mise à jour : 26 septembre 2023 11:18

Partager avec mes amis

Partager sur Facebook

- Comment s’effectue l’exercice de notation des médicaments ?

« On a gradué les médicaments, en termes d’efficacité, de 1 à 5. 1 pour ceux qui ont une efficacité remarquable et qui marchent dans la quasi-totalité des cas ; 2 pour ceux qui ont une efficacité importante, mais qui ne parviennent pas toujours à obtenir la guérison (ex : les médicaments anti-cancéreux) ; 3 pour ceux qui ont une efficacité utile, c’est-à-dire importante sur certains malades et pas sur d’autres.

La classe 4 comporte des médicaments relativement peu efficaces mais pas totalement inefficaces. Cela dépend de beaucoup de facteurs : des doses, de l’âge du malade et de la maladie de fond ou des maladies associées. Car lorsqu’un malade est atteint de différents troubles, le traitement d’une des maladies n’entraîne pas forcément un degré d’amélioration considérable par rapport à un patient qui n’a qu’une seule affection. La catégorie 5 regroupe les médicaments radicalement inefficaces et dont on n’a jamais démontré scientifiquement, dans aucune maladie et chez aucun malade, une efficacité. »

- Quels sont les médicaments « utiles » et « inutiles » ?

« 50 % des médicaments sont inutiles. On en recensait 835 en 1999 : presque un millier. Il est important de comprendre que l’efficacité d’un médicament dépend autant du malade et de l’indication que du médicament lui-même. Autrement dit, on entre dans un domaine où la vérité est difficile à cerner. Un médicament se juge sur un malade particulier. Dès qu’on passe à l’ensemble des malades, on peut avoir des évaluations différentes.

Il ne faut pas croire que ces 5 catégories sont immuables. Il arrive quelquefois à la commission de transparence à trois ans d’intervalle de changer d’un degré en plus ou en moins l’efficacité qu’elle a donné à un même médicament. Parce que les choses changent, les maladies changent. Un médicament qui n’était pas efficace sur une pathologie de 1980 devient efficace en 2000 parce que la maladie survient dans des circonstances différentes, elle est diagnostiquée plus tôt, le traitement est donc plus facilement efficace… »

- Existe-t-il des médicaments dangereux ?

« 5 % des médicaments comportent des risques graves voire mortels… Toutefois, le risque d’un médicament doit être mis en rapport avec la dangerosité de la maladie qu’il soigne. Les médecins n’ont pas le choix : ils doivent utiliser des médicaments, quitte à en faire ressentir les effets néfastes plus tard au malade. Pour les chimiothérapies, par exemple, les médicaments utilisés comportent des risques, sont dangereux même, mais ils sont nécessaires.

Dans certains traitements, il y a des médicaments - on en recense 20 % - qui entraînent des troubles psychiques, neurologiques, digestifs, cardiovasculaires et/ou articulaires. Ces effets sont mieux tolérés par une personne de 40 ans que par une personne de plus de 65 ans. C’est à partir de cet âge que le médicament comporte beaucoup plus de risques. Et il y a aussi les mauvaises surprises comme avec le Mediator, médicament qui a provoqué des maladies cardiovasculaires, fait 1300 morts et 700 plaignants. »
 

Pour en savoir plus sur l'ouvrage

Guide des 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux des professeurs Philippe Even et Bernard Debré / Le Cherche Midi / Septembre 2012 / 905 pages / 23,80 €

Après les affaires de l’hormone de croissance, du Vioxx, de l’Isoméride du Mediator, et de plusieurs médicaments retirés du marché en quelques mois, une véritable, mais salutaire inquiétude s’est manifestée dans la population concernant l’utilité et les risques des traitements. La publication soudaine de listes de médicaments “sous surveillance renforcée”, dont beaucoup, inutiles ou dangereux, devraient avoir disparu depuis longtemps, souligne la timidité ou l'incompétence des pouvoirs publics et a fait monter d’un cran l’anxiété des patients. Les professeurs Even et Debré ont donc décidé de passer en revue les 4.000 médicaments sur le marché et d’identifier ceux qui sont efficaces, ceux qui le sont moins, ceux qui ne le sont pas du tout et, parallèlement, d’analyser leur degré de toxicité éventuelle intrinsèque et celle qui pourrait résulter des interactions entre eux, de l’âge des malades et des pathologies associées et préciser quel pays les a découverts, leur prix et leur coût pour la Sécurité Sociale. Ce guide, écrit pour les malades et parfois les médecins généralistes, ne peut évidemment répondre dans le détail à toutes les questions, mais il peut alerter, aider et, en cas de doute, conduire à consulter son médecin. Il devrait aussi aider les politiques à revoir et contrôler réellement le monde délirant des médicaments, ses milliers de médicaments inutiles, ses centaines dangereux.

Bénéficiez de -5% en achetant directement ce livre sur Chapitre.com. Cliquez ici


Et vous, que pensez-vous de ce constat ? Pensez-vous que les médecins abusent trop des médicaments pour un effet souvent dérisoire sur la santé des patients ? N'hésitez pas à faire part de votre avis sur cette question de santé publique dans l'encadré « Commentaires sur l’article » ci-dessous.

Commentaires
avatar
Avatar amethystes
amethystes 2 août 2013 à 05:14
derrière toute douleur, il y a un désordre énergétique plus ou moins important

et si l'on n agit pas à ce niveau, on peut passer sa vie à prendre du paracétamol qui hélas, s'avère toxique pour la fonction hépatique et l'équilibre de notre organisme

voulez vous en savoir un peu plus

à 35 ans, je souffrais de fibromyalgie, c'était terrible, pdt longtemps, j'ai couru médecins et thérapeutes en tout genre pour essayer de trouver un peu de soulagement mais sans grand résultat

puis comme le hasard , fait qqfois bien les choses, j'ai découvert la médecine chinoise traditionnelle(qui n'a pas grand chose à voir avec ce que propose l'acupuncture occidentalisée)

Au fil du temps, la philosophie taoiste a commencé à m'interpeler sérieusement et tjs ce fameux hasard ...........j'ai entrepris des études en médecine traditionnelle chinoise et j'ai compris peu à peu mes dèréglements et leur origine

ce fut comme un long fil d'ariane qui se déroulait tout au long de ce parcours de recherche,de stages , de séminaires

ce fut passionnant et l'important, c'est qu'aujourd'hui, je suis guérie même si une certaine sensibilité me rend vulnérable

j'ai l'intention de donner des cours de qigong thérapeutique et peut être, y aura 'il parmi vous des personnes intéressées
si vous êtes sensible à ce mini témoignage faites moi signe
Répondre ·
Avatar madipalais
madipalais 9 janvier 2013 à 20:49
bien compliqué...je pense qu'il seraut judicieux de soigner les causes de la maladie au lieu de traiter les symptomes et peut etre nous consommerions moins de drogues.
Répondre ·
Avatar fleurdeparis
fleurdeparis 9 janvier 2013 à 18:02
Il y a aussi un côté psychologique dans beaucoup de maux, se poser quelques questions ou se faire aider est parfois suffisant, sans chercher immédiatement à avaler quelque chose !!
Répondre ·
Avatar grisperle
grisperle 9 janvier 2013 à 13:56
Ne prendre des médicaments que lorsque c'est très important. Certaines douleurs passent facilement en buvant de l'eau, avec de l'aspirine et du paracétamol. 
Si nous n'en prenons pas pour tout et n'importe quoi, celui que nous prendrons le moment venu sera plus efficace.
Si nous en prenons, prendre celui qui est indispensable et pas ceux de confort car les mélanges sont préjudiciables à la santé.
Bougeons, vivons, allons vers les autres et beaucoup de médicaments ne seront plus nécessaires.
La fréquentation de QUINTONIC et d'autres sites à objectifs identiques sont d'excellents remèdes naturels.
Répondre ·