PsychologieComment bien s’adapter au départ des enfants ?
- Le départ des enfants : est-ce un cap important pour les parents ?
« Je n'aime pas le mot cap. Je préfère le terme remaniement. Jusque-là, les parents rentraient le soir, faisaient réciter les leçons et préparaient à manger pour les enfants. À présent, le père et la mère vont se retourner sur leur couple et leurs centres d'intérêts ».
- Est-ce forcément une période difficile pour le couple ?
« Nombreux sont les parents qui viennent en thérapie après avoir élevé leurs enfants. Il est vrai que certains attendent que les enfants quittent le foyer pour se séparer, mais la situation varie en fonction du milieu social et de l'implication religieuse. Tout dépend des couples, de leur amour, de leur façon de vivre ensemble ».
- La situation est-elle plus simple au sein des familles monoparentales ?
« Que le parent soit seul ou en couple importe peu. Tout est fonction de la capacité de chacun à supporter la solitude. Le départ des enfants implique une réorganisation. Si l'on est seul, il faudra réaménager son temps. Si l'on est en couple, la situation va forcer les parents à se regarder l'un l'autre.
Si le couple s'est formé pour de mauvaises raisons, que l'un des parents s'est marié pour quitter le foyer de ses propres parents, par sécurité ou pour faire hurler sa famille, ça va être le moment d'en discuter. Ce sera l'heure de réaménager sa vie pour qu'elle reparte sur de bonnes bases ».
- Auriez-vous des conseils à donner aux parents qui vivent cette situation ?
« Quand on est bien dans sa peau, la situation se passe mieux. Être bien dans sa peau, c'est avoir un travail qui nous apporte tant financièrement qu'en termes d'épanouissement personnel. C'est être entouré et s'entendre avec son compagnon, quand on en a un. C'est avoir une bonne relation avec ses enfants et les voir réussir. Si la situation des enfants est conflictuelle, il faut en parler.
En bref, il faut s'occuper de soi, avoir des activités qui nous plaisent. L'important consiste à être enthousiaste et à réaliser des projets qui nous tiennent à cœur, même un quart d'heure par jour. Si l'on est en couple, il faut cultiver la surprise. Le couple est comme un feu. Il ne faut pas attendre qu'il s'éteigne pour relancer les braises. Le secret : entretenir la flamme. Être à deux est un luxe et pas une obligation. Sinon on s'enfonce dans un quotidien triste, voire lourd à porter ».
- Que faire si l'on vit un véritable malaise ?
« Il est primordial de dédramatiser la situation. Allez voir un psychologue ou un psychiatre. Votre interlocuteur est un professionnel, il aura davantage de distance et de discernement face à la situation. On accumule souvent de la peur et de l'inquiétude, alors le regard d'une personne extérieur s'avère souvent bénéfique ».


J étais déjà veuve depuis longtemps,nous habitions la campagne,lorsque mes filles, les ainées partaient déjà toute la semaine en faculté - une coupure qui m a habituée petit à petit à la "séparation"..
Ensuite, rien ne les obligeait à "partir" retrouver leurs amoureux pour essayer une vie de couple ; bien qu'attristée, j ai trouvé normal qu elles se responsabilisent , meme si c était un peu tôt ; un essai qui s est bien transformé pour l une, un peu moins bien pour l autre ; mais l expérience était là
Pour mon fils, plus difficile a été la séparation...à 19 ans, un an d études en espagne après la mini séparation de la faculté, puis l Argentine et ensuite le nord ouest de la France pour y vivre en couple. C est la vie
J ai alors changé de logement, devenu trop grand et ça m a aidé à repartir sans leurs présences journalières.
Mon travail intensif m a permis d estomper la séparation ; - de trois, je passais à zéro !! - je me suis lancée dans différentes activités, j ai peut être même" "soufflée " un peu...
Je n étais pas forcément "bien dans ma peau" mais j ai trouvé cette solution pour "survivre"!!!
(Je ne peux même pas dire que "je me suis fais des cheveux blancs" car, dès 30 ans j en avais plein!!!
Il faut s occuper !!! et bien comprendre que l on n élève pas ses "petits"pour les garder près de soi..c est pour leur bien...c est ainsi...
Ai je bien répondu ???????!!!!!
Bonjour à nous parents,
J'ai en mémoire une phrase, nos enfants ont une mère, un père, les éduquer c'est les préparer à rejoindre le cercle de la danse...
Pour ma part, je me suis sentie sevrée par mon fils adolescent, bien avant qu'il ne prend son envol, j'en ai beaucoup souffert. Bien après son départ, disons après l'orage, j'ai trouvé le mot juste qui convenait, il m'avait "sevrée" avant de partir. Je l'ai accompagné dans sa nouvelle installation, et une petite voix murmurer dans mon oreille,sans cesse, pour me donner sans doute du courage: "Ton fils n'est pas à toi, il ne t'appartient pas mais au Monde"
Aujourd'hui nous avons une relation plus sereine, apaisée, il est chez lui à quelques distances, mais tient farouchement à son espace vital que je respecte bien évidemment.
À bientôt sur d'autres sujets de discussion aussi intéressants...
Quand mon fils de 17 ans m'a annoncé son choix de partir faire ses études en région parisienne, j'ai serré les dents, me suis forcée à sourire, je l'ai aidé à trouver un hébergement devant le regard étonné de mon entourage qui trouvait cela impensable, je vivais seule avec mon fils depuis 11 ans (depuis le décès de son père). J'ai beaucoup souffert de la solitude les premiers mois et encore maintenant au bout de 18 mois.
Mais quand je le retrouve aux vacances, j'ai en face de moi un jeune épanoui, responsable et notre complicité c'est renforcée, car on est plus dans une relation de "force" mais plus dans une relation d'adulte.
Ma seule fierté c'est de me dire que de l'avoir laisser partir l'a aidé à se construire.

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