Selon les récentes études à ce sujet, on estime aujourd'hui que plus de 2,5 millions de personnes en France se livreraient au travail dissimulé. Ces emplois non déclarés mettent également en danger l'intégrité physique des employés qui les acceptent. 

Un rapport pointe l'étendue du travail non déclaré

Selon le dernier rapport du Conseil d'Orientation pour l'Emploi, le travail non déclaré représente en France " 5% des personnes de plus de 18 ans" et cela constitue "entre 2 et 3% de la masse salariale versée par les entreprises". Un pourcentage qui paraît peu élevé mais dont l'impact est pourtant énorme sur notre économie, à mesure que le travail dissimulé prend de l'importance. Car l'absence de déclaration implique une absende de taxes prélevées sur salaire...et donc nécessaire à notre société de répartition. 
C'est donc plus de 2,5 millions de citoyens qui acceptent le travail au noir, souvent mieux rémunéré mais qui ne permet pas de cotiser au régime général de retraite, entre autre. 

Qui sont les travailleurs dissimulés ?

Pour une majorité d'entre eux, les employés au noir sont les actifs les plus jeunes mais aussi et paradoxalement les jeunes retraités. Ces derniers cherchent généralement un complément de revenus pour palier à une petite retraite...
Selon le rapport les taux de dissimulations les plus élevés se retrouvent "dans l'hôtellerie-restauration, le commerce de détail alimentaire, le BTP, le gardiennage mais aussi l'agriculture et les services à la personne". Des activités de service pour la plupart où le travail au noir perdure et ne cesse de grimper ces dernières années. Ce qui était un "extra" il y a quelques décennies se transforme maintenant en dès missions non déclarées de longue durée. Un risque dans certains secteurs comme le BTP où les accidents du travail sont malheureusement fréquents. 
Certains actifs en période de chômage préfèrent également mettre à profit le temps où une allocation leur est versée pour acceter un job non déclaré. Cette situation leur permet ainsi de cumuler revenu au noir et prestations chômage. Jacques Colomines, responsable départemental de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, du travail et de l’emploi (DIRECCTE) a d'ailleurs déclaré récemment au journal Midi Libre "Le travail illégal est le premier employeur des Pyrénées Orientales.". Preuve de l'ampleur que représenta aujourd'hui ces emplois invisibles.