PatrimoineSurveiller votre banquier, c’est possible
Dans un genre un peu particulier, votre banquier reste un prestataire de services. Comme vous, il a des droits et des devoirs, qu'il convient de connaître, d'autant plus aujourd'hui, en période de crise. Pour vous protéger des éventuels abus, suivez le guide.
Vous pouvez exiger une convention de compte
Vrai. C'est le minimum à demander. La convention de compte vous informe des conditions générales et des tarifs de votre banque. Vous avez dû la signer en ouvrant votre compte. Vous avez des doutes, ou besoin de plus de précisions ? Vous pouvez réclamer, gratuitement et à tout moment, une réédition de cette convention.
Votre banquier n'a pas besoin de vous communiquer les changements de tarifs
Faux. Vous devez être tenu informé par courrier des nouveaux tarifs, 3 mois avant leur entrée en vigueur. À défaut, vous pouvez refuser leur application.
Vous pouvez contester et renégocier dans un délai de 2 mois, après on considère que vous les avez acceptées. Ne pas oublier : le site Internet de votre banque doit vous fournir ces informations, accessibles aussi en agence par le biais des affiches et des dépliants.
Votre banquier peut confier des informations sur votre compte à vos proches
Faux. Un banquier est lié par le secret professionnel. Le violer pourrait l'exposer à de sérieuses sanctions pénales (de 75 à 2 250 € et de 1 à 6 mois d'emprisonnement).
Mais, comme le font de nombreux conjoints, concubins…, vous pouvez rédiger une procuration à votre « moitié » qui a ainsi un droit de regard sur votre compte.
Dans quelques situations, votre banquier peut malgré tout lever le secret bancaire, à l'égard des mandataires par exemple, mais aussi des héritiers, en cas de saisies, de cautions…
Votre banquier ne doit pas intervenir dans vos affaires
Vrai et faux. Il doit surveiller vos comptes, notamment en cas d'opération importante, afin d'éviter d'éventuelles anomalies. Il peut même refuser une opération qui lui semble louche, mais il ne doit pas rechercher d'où proviennent vos fonds.
Ce principe de non-ingérence vous protège, dans la mesure où votre banquier ne s'immisce pas dans votre vie privée. Il préserve également votre banquier puisque vous ne pouvez pas vous retourner contre lui en cas d'irrégularités.
Un banquier peut vous refuser un prêt
Vrai. Le banquier est libre de vous accorder ou non un prêt. Il n'est pas non plus obligé de vous accorder un découvert ou des facilités de caisse. Et cela, tout simplement parce qu'il engage la responsabilité de sa banque. Il doit s'assurer de la fiabilité de l'opération et de vos capacités de remboursement.
Changer de banque vous expose à de nombreuses démarches
Vrai et faux. Depuis 2009, grâce au nouveau service d'aide à la mobilité, c'est à votre nouvelle banque de s'occuper de toutes les formalités, si vous décidez de changer d'établissement. Ainsi elle prend en charge les questions de transfert, et elle met en place les virements permanents. Pour autant, il n'est pas dit que la procédure se fasse rapidement…
Ne jamais oublier qu'il est simple de solliciter son banquier avant toute demande. Etre informé évite des difficultés.

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