ConsommationQuand l'ancien est un placement d'avenir : les véhicules de collection
Le bel avenir des voitures anciennes
Aston Martin, Dion Bouton, Ferrari, Rolls-Royce... Des noms qui font rêver l'amateur de belles mécaniques mais le secteur de l'automobile ancien ne se limite pas aux constructeurs de prestige. Si une Bugatti type 35B Grand Prix deux places de 1929 s'est récemment vendue à 1,4 million d'euros lors d'une vente organisée à Paris, il faut savoir qu'un modèle comme la DS 23 Pallas de 1974 peut atteindre autour de 40 000 euros. L'ancien a la cote, qu'il soit de grand standing ou plus populaire. Entre augmentation de la demande et internationalisation du marché, les collectionneurs ont la promesse de réaliser une jolie plus-value à la revente. L'offre étant par définition de plus en plus limitée puisque ces véhicules ne sortent plus depuis longtemps des chaînes de montage, le secteur a de belles années devant lui.
La marche à suivre
Disons le tout net : il ne suffit pas d'acquérir une voiture de collection et de la revendre pour profiter d'une stratégie d'investissement rentable. Des connaissances à la fois techniques et historiques sont nécessaires pour se frayer un chemin dans le milieu, qui rassemble essentiellement des passionnés. Il faut un an ou deux à un novice pour posséder de bonnes bases. Une fois cette étape franchie, il est utile de s'inscrire dans un club et de passer sa vie dans les pages des magazines spécialisés, comme Retromobile, pour y traquer les cotes des modèles que l'on convoite.
Délimitez d'abord une période, de préférence entre le début des années 1950 et celui des années 1970. Le choix sera plus vaste qu'en ce qui concerne les années 1920 ou 1930. Les voitures de course qui ont fait les riches heures de l'automobile d'après-guerre sont les plus chères. Une voiture de collection dans laquelle on peut encore rouler se revend bien plus facilement qu'un modèle façon pièce de musée.
Budget et taxation
Avantage indéniable, un véhicule de collection étant considéré comme un objet d'art, il est exonéré de l'ISF. Mais à la différence d'un tableau ou d'une sculpture, cet objet d'art nécessite un budget pour l'entretien, ainsi que l'obtention auprès de la préfecture d'une « carte grise de collection », selon la terminologie officielle. Reste encore le contrôle technique tous les cinq ans et bien entendu une assurance, plus coûteuse que pour un véhicule classique.
À la revente, vous avez le choix entre deux régimes de taxation : 6,5 % sur le prix obtenu ou alors le régime de taxation des plus-values au taux de 34,5 % avec une exonération pour tout véhicule détenu depuis plus de 22 ans.
> En
savoir plus sur le site de Retromobile
https://www.retromobile.com
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