Les monnaies locales reviennent en forceConsommation

Les monnaies locales reviennent en force

Emeline E.  |   Date de publication : 27 novembre 2013 08:58 / Dernière mise à jour : 14 juin 2022 23:00

Partager avec mes amis

Partager sur Facebook

Trente autres projets sont en préparation. Certains toulousains utilisent le sol-violette depuis mai 2011 dans plus de 100 commerces. Spécificité de cette monnaie locale : elle permet à ses utilisateurs d'augmenter leur pouvoir d'achat. Ils obtiennent 21 sols en échange de 20 euros, mais, dans les magasins, un sol équivaut à un euro.

« Faire tourner la Roue » de la monnaie…

Dans le Vaucluse, la Roue, qui a la même valeur qu’un euro, se présente sous forme de bons d’achats de 1, 2, 5, 10, 20 et 50 Roues. Depuis novembre 2011, les particuliers achètent des Roues auprès de relais distributeurs, puis les dépensent, dans la région, auprès des producteurs, artisans, professions libérales, commerçants…

En pratique, ces acteurs économiques les enregistrent et les utilisent comme des euros, puis récupèrent des euros en échange de Roues dans des bureaux de change, moyennant une commission de 3% qui n’est pas appliquée la première année. Ces frais sont entièrement dédiés au financement de projets « favorisant le développement de l’homme et son environnement », selon l’association qui a implanté le projet. Les Roues perdent leur validité tous les six mois.

Un système monétaire pas si nouveau

Ces unités monétaires ont déjà été en circulation du Moyen-Âge jusqu’à la fin de la monarchie. Un évêque, un seigneur ou un prince pouvait alors mettre en place sa propre « devise » qui cohabitait avec la monnaie royale.

La crise de 1929 a fait renaître ces expériences en Allemagne, en Autriche et en Suisse, mais souvent pour quelques années seulement, car les États les ont fait cesser. Une exception toutefois : le WIR, en circulation en Suisse depuis 1934, est géré par une banque sans but lucratif, qui propose des comptes bancaires et des prêts à taux réduits à ses 55 000 membres. Une PME sur cinq utilise le WIR pour une valeur totale de plus d'un milliard d'euros.

Aux Etats-Unis, la ville d'Ithaca (100 000 habitants), dans l'état de New York, a introduit l' « Itaca Hour » en 1991, dont la valeur est fixée à 10 dollars, soit le coût moyen d'une heure de travail dans la ville. Il s'agit d'un système d'échange entre plus de 1 500 commerçants et professionnels. Vous achetez pour 30 dollars de viande chez le boucher, qui utilise ces trois « Itaca Hours » pour s'offrir les services d'un plombier qui, lui-même, achète trois places de cinéma.

Les monnaies locales et la crise économique

Ce phénomène prend de l'ampleur dans des pays qui subissent de plein fouet la crise de l'euro, comme l'Espagne et la Grèce. Selon Philippe Derudder, auteur de « Les monnaies locales complémentaires : pourquoi, comment ? » aux éditions Yves Michel, « utiliser les devises complémentaires est une option facile à mettre en place pour continuer à échanger les biens et les services dont la population, touchée par une diminution de ses revenus, a besoin. »

Ces monnaies locales complémentaires circulent aujourd’hui dans plus de 50 pays et 2 500 villes et villages.

Et vous, seriez-vous prêt(e) à utiliser ces monnaies locales à la place des euros ? N'hésitez pas à donner votre avis dans l'encadré "Commentaires sur l'article" ci-dessous.

Commentaires
avatar
Avatar bonaparte1
bonaparte1 23 novembre 2013 à 13:05
De Bonaparte 1.....Effectivement il pourrait y avoir en France deux monnaies complémentaires et parallèles ... l'Euro et le Franc ....pour différencier certains achats ceux qui coutent cher et ceux moins onéreux ...ce serait une expression de "liberté".....et de respect pour notre Histoire Financière .....
Répondre ·
Avatar ulysse44
ulysse44 23 novembre 2013 à 01:46
retour au franc c'est retour à l'inflation par perte du pouvoir d'achat, même si l'euro a généré son inflation. Prévoir une augmentation de toutes les factures énergétiques. C'est vivre  en autarcie dans notre bel hexagone. Avec l'inter mondialisation, nos ressources ne nous le permettent plus. Par  ailleurs, seuls les français argentés pourraient voyager,. Il y a 35 ans un franc valait 4.50 dollars: les français ne voyageaient que très peu. Mon choix est fait , je préfère des euros en poche pour aller aux US ou au Japon......le dollar étant resté la valeur de référence.
Répondre ·
Avatar ulysse44
ulysse44 23 novembre 2013 à 01:27
[Citation de marcouilleet si on revenait au franc tout bêtement ?
Ah non, c'est pas bien ! c'est une idée nationaliste ![Fin de citation]
Le retour au franc provoquerait de l'inflation donc une perte de notre pouvoir d'achat dans les appros d'hydro-carburant notamment. Il est préférable d'instaurer une taxe douanière sur les produits importés.Les US et d'autres ont des économies protectionnistes, ils ne se gênent pas. Il faudrait abaisser le cours de l'euro par rapport au dollar qui reste la monnaie de référence internationale.
Répondre ·
Avatar franbo
franbo 22 novembre 2013 à 21:34
Avez vous pensé à la monnaie de singe
Répondre ·
Avatar lolitane
lolitane 22 novembre 2013 à 19:25
VOUS DITES QUE LA VIOLETTE MARCHE BIEN 0 TOULOUSE ....HABITANT LE
CENTRE A COTE DES CARMES TOUS LES JOURS DANS UN COMMERCE
JE N'AI JAMAIS VU NI ENTENDU PARLER DE CETTE MONNAIE ....JE NE SUIS PAS POUR POURQUOI SE COMPLIQUER LA VIE !!!!!
Répondre ·
Avatar lacbleu
lacbleu 22 novembre 2013 à 19:24
Déjà la carte Monéo pourtant très pratique pour les toutes petites sommes (pas de monnaie à rendre, ou pas besoin de faire l'appoint) n'a pas réussi à percer faute de combattant si j'ose dire !!!!!!!!!!!!!!!!!
Répondre ·
Avatar lacbleu
lacbleu 22 novembre 2013 à 19:22
Déjà la carte Monéo pourtant très pratique pour les toutes petites sommes (pas de monnaie à rendre, ou pas besoin de faire l'appoint) n'a pas réussi à percer faute de combattant si j'ose dire !!!!!!!!!!!!!!!!!
Répondre ·
Avatar petitcoeur20
petitcoeur20 22 novembre 2013 à 19:04
Bruxelles sa marche bien
Répondre ·
Avatar ulysse44
ulysse44 22 novembre 2013 à 17:34
Je me souviens du temps de ma prime jeunesse, quand ma mère-grand des Côtes du Nord déposait sa récolte de blé chez un des boulangers du village et recevait en échange des tickets de pains, 4, 6, ou 12 livres, pour sa conso annuelle, à charge pour elle de se fournir chez CE boulanger: une forme de troc. A explorer ?
Répondre ·