Comment vendre ses objets aux enchères ?
- À qui faut-il s’adresser pour vendre aux enchères ?
« Il convient de s’adresser à un commissaire-priseur. Mais avant, il faut faire comme si on allait chez le médecin : une consultation, des analyses… C’est le rôle du commissaire-priseur. Avant de vendre, il faut absolument s’intéresser à la valeur de l’objet ou du mobilier.
Le commissaire-priseur est souvent un briseur de rêve, lorsqu’il annonce notamment une valeur différente de celle que l’on avait imaginée pour notre bien qui a forcément une valeur sentimentale alors que souvent il invoque une valeur importante pour un objet que l’on imaginait sans intérêt. Son avis est pourtant objectif puisqu’il n’est ni marchand ni vendeur, il est neutre. Et il n’est pas si cher que ce que l’on imagine souvent. Pour 300 ou 400 €, on peut avoir une estimation. »
- Comment choisit-on son commissaire-priseur ?
« C’est variable, parce que les grands collectionneurs connaissent bien chacun des commissaires-priseurs et leurs spécialités. Les particuliers, eux, peuvent s’adresser au professionnel le plus proche de chez eux, même si ce n’est que pour estimer la valeur d’un objet qu’ils envisagent de donner à leurs enfants.
Les commissaires-priseurs sont tous formés pour ça et capables de vous renseigner. S’ils ont besoin d’un complément d’expertise, il leur arrive aussi de faire appel à un expert. Encore une fois, ils sont comme des médecins généralistes qui connaissent et s’entourent d’autres spécialistes. »
À noter
Pour connaître l’adresse des commissaires priseurs près de chez vous, www.symev.org, ou [email protected]
- Quelle est ensuite la procédure ?
« Une fois la valeur de l’objet connue, vous pourrez choisir de ce que vous voulez en faire : le vendre sur Internet, passer une petite annonce, faire les brocantes, ou encore vendre aux enchères, en passant par le commissaire-priseur tout à fait à même de vous orienter, puisqu’il connaît le marché, la situation, etc. Vous en tirerez ainsi le prix qu’il vous a indiqué. »
- Combien ça coûte ?
« Lorsque les personnes vendent un objet, le commissaire-priseur récupère en moyenne 13 % du montant de la vente, plus les honoraires d’expertise qui sont de l’ordre de quelques centaines d’euros (sauf s’il s’agit d’un château évidemment). Mais lorsque l’expertise est suivie d’une vente, le commissaire-priseur rembourse ces frais. »
- Est-il possible de refuser le prix proposé pendant la vente ?
« Absolument, il n’est pas question pour le vendeur de laisser partir son objet à n’importe quel prix. Pour cela, il existe une sorte de garantie : il peut fixer un prix de réserve, en accord avec le commissaire-priseur, en dessous duquel l’objet ne pourra pas être vendu. Si ce cas se présente, il récupère cet objet sans frais. »
- Quel est le délai entre l’estimation et la vente ?
« Il faut compter un mois pour que l’objet soit présenté, et un mois pour le règlement. Ce dernier est absolument anonyme et sans fiscalité pour les objets au-dessous de 5 000 €. Au-dessus de 5 000 €, il existe une taxe forfaitaire de 5 % quand les objets ont été acquis depuis moins de 12 ans. »
- Peut-on essayer de vendre son objet à plusieurs reprises ?
« Oui, s’il ne part pas après la première vente vous pouvez retenter une deuxième. Mais si elle n’est toujours pas concluante, il vaut sans doute mieux que le client récupère son bien, ou qu’il pense à baisser son prix. »
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