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Comment se chauffer au naturel ?

Emeline E.  |   Date de publication : 8 janvier 2013 13:44 / Dernière mise à jour : 8 mars 2022 15:51

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- Que signifie « se chauffer au naturel » ?

« Se chauffer sans trop nuire à l’environnement. Quand on se penche sur la problématique environnementale (émission de CO2), on néglige souvent celle de l’eau ou de la qualité de l’air, par exemple. »

- Quelle solution envisager pour se chauffer naturellement ?

« Il y en a plusieurs. Déjà se chauffer naturellement signifie diminuer ses besoins de chauffage, car l’énergie que l’on ne consommera pas n’aura d’empreinte ni sur l’environnement ni sur le portefeuille. Le chauffage le plus naturel est celui dont on se passe !

On peut aussi se rapprocher d’un logement passif, dans lequel les besoins de chauffage n’excèdent pas 15 kilowatts-heure en énergie primaire par m2 et par an. En s’affranchissant du besoin d’installer un chauffage, le problème est réglé. C’est une approche raisonnée de la consommation d’énergie.

Autre option : l’utilisation d’une énergie renouvelable comme le bois. En France, un 1m3 de bois consommé se reconstitue au bout de 25 ans. Cette consommation n’est donc pas préjudiciable pour l’environnement. Avant de consacrer une part de son budget à un système plus naturel, penchez-vous sur la question de la sobriété énergétique.

- Quelles sont toutes les options possibles ?

« La chaudière à bois, notamment à combustion inversée, est une bonne option. C’est un investissement rentable sur le long terme car le bois est moins cher que toutes les énergies conventionnelles ; compter entre 12 000 et 15 000 €.

Le poêle à bois est facile à poser. Plus abordable qu’une chaudière, il coûte 2 000-3 000 € et l’on peut percevoir des aides spécifiques (crédit d’impôt, éco-prêt à taux zéro) et certificat d’économie d’énergie.

Les pompes à chaleur permettent de récupérer la chaleur du sol, de l’eau ou de l’air - énergie gratuite et inépuisable -, et l’on s’en sert pour le chauffage ou la production d’eau chaude sanitaire. Cela permet de réduire sa consommation d’énergies fossiles et les rejets de gaz à effet de serre. Il existe la pompe à chaleur aérothermique qui puise la chaleur dans l’air, et la pompe à chaleur géothermique qui puise la chaleur dans le sol ou l’eau des nappes phréatiques. C’est un investissement par m2 chauffé ; comptez environ 150 € /m2 avant aides. Attention, le forage coûte cher et le coût global est généralement multiplié par deux.

Le système solaire combiné (ou Combi) produit de l’énergie thermique à partir du rayonnement solaire. Ce système fiable a un dimensionnement complexe et s’applique à des bâtiments ayant subi une rénovation ou de nets travaux d’isolation. Comptez 1 500 € /m2, installation comprise et avant aides spécifiques.

Enfin le puits canadien est envisageable pour un bâtiment passif et une construction. Il a pour vocation d’apporter un air à température constante toute l’année. C’est du travail de haute couture qui coûte très cher ! Il faut donc y penser avant les travaux de construction. »

- Peut-on choisir n’importe quel système de chauffage naturel ?

« Non. Il y a une solution adaptée à chaque logement. L’approche est différente pour une rénovation ou une construction, une maison ou un appartement, un logement à la montagne ou au bord de la mer, exposé plein sud ou plein nord…

Si l’on vit au milieu de la forêt dans le Massif Central, on peut envisager le système du bois énergie. Si l’on a un projet de construction d’immeuble dans le bassin parisien, on se penchera sur un système de pompe à chaleur dans le sol. Et le système solaire combiné peut être envisagé pour un logement neuf. Avant de se décider, il faut traiter la question de l’enveloppe. »

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