À vendre : beau terrain bien situé sur la Lune
Ont-ils les pieds sur Terre ou vraiment la tête dans les étoiles ? En tout cas, il est légitime de s'interroger sur ces personnes gentiment illuminées, qui ont décidé de vendre des parcelles de Lune, de Soleil ou d'autres astres de notre système solaire.
Il y a déjà plus de trente ans, un Américain pour le moins visionnaire s'était tout simplement déclaré propriétaire de Vénus, de Jupiter, de Mars et de la Lune. Grâce à son agence "immobilière" Lunar Embassy, il avait mis en vente des morceaux de planètes, à raison de 24 dollars la parcelle à plus de 3,5 millions d'humains bien rêveurs, dont, paraît-il George W. Bush et Ronald Reagan. Ce vendeur d'un autre monde avait récolté la somme astronomique de 10 millions de dollars !
Il y a quatre ans, c'est une Espagnole qui ambitionnait qu'on se souviendrait d'elle "comme de quelqu'un qui aura fait quelque chose pour l'humanité, comme Jeanne d'Arc ou Marie Curie" qui a entrepris de s'attaquer... au soleil. Elle s'est alors déclarée propriétaire de notre étoile, a fait confirmer ses dires devant notaire par un acte ratifié puis a mis en vente sur le site Ebay des parcelles de soleil, à un euro le mètre carré. Et cette dame d'argumenter son acquisition en affirmant qu'en "cinq milliards d'années, personne ne s'était encore manifesté".
Heureusement pour elle, l'Ibère n'a pas subi le même destin qu'Icare, mort après avoir volé trop près du soleil, mais Ebay n'a pas tardé à bloquer son compte, jugeant cette vente illégale. Loin d'être stoppée dans son rêve-délire, cette femme a décidé d'aller devant la justice, un tribunal de la banlieue de Madrid ayant accepté de juger ce contentieux. Et Madame Soleil de réclamer 10 000 euros de dommages et intérêts... Affirmant au passage vouloir redistribuer 90 % de ses gains passés et futurs aux gouvernements pour soutenir des mesures en faveur des retraités défavorisés et des jeunes en difficulté.
Un droit international ambigu ?
Selon une convention internationale des plus sérieuses datant de 1967, les pays ont interdiction de se déclarer propriétaires de planètes. En effet, le traité de l'espace ou traité sur les principes régissant les activités des États en matière d'exploration et d'utilisation de l'espace extra-atmosphérique a permis de poser les fondements juridiques de l'exploration de l'espace, à une époque où les États-Unis et l'URSS étaient tous deux lancés dans l'exploration de l'espace et la course à la Lune.
Les experts des Nations unies déclarent que le statut de la Lune revient à un concept légal de res nullius, qui signifie qu'aucun État ne la détient. Mais nulle trace dans ce traité des particuliers. En 1980, un accord international a interdit a vente de terrain aux ONG, aux entreprises et aux particuliers. Mais seuls douze États ont ratifié ce texte. Alors, que ceux qui ont la tête dans les étoiles continuent de rêver.
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