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L’accueil d’un étudiant à mon domicile : 5 idées reçues

par © Reed digital, Audrey Seigneur.
13/10/2011 | Commentaire (1)
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Accueillir un étudiant chez soi permet de créer des liens entre générations, tout en luttant contre le manque de logement étudiant. Mais louer une partie de son logement à un étudiant peut-il se faire librement ? Doit-on respecter les règles de la location classique ? Comment limiter les risques ? Éléments de réponse.

Il n'y pas de règles pour loger un étudiant

Faux, bien évidement. Si vous souhaitez accueillir un étudiant, il faudra lui faire un petit peu de place ! Tout logement doit respecter le décret du 30 janvier 2002 sur les logements décents : la sécurité et la santé du locataire doivent être assurées.

Dans tous les cas, l'intimité et l'indépendance du locataire doivent être garanties. Vous pouvez néanmoins partager certaines pièces (cuisine, salle de bain), si vous êtes d'accord entre vous.

Je peux fixer le montant du loyer et des charges

Vrai. Le montant de loyer est libre. Prévoyez une clause de révision annuelle dans votre contrat de location, pour pouvoir faire des ajustements année après année. N'oubliez pas de mentionner l'indice de référence des loyers. Fixez ce montant en fonction des prix pratiqués près de chez vous.

Pour les charges, le plus simple est d'établir un forfait. Tenez compte de la surface du logement et de son équipement. Outre les charges, vous pouvez faire payer une partie des taxes : habitation, ordures ménagères, audiovisuelle.

Vous pouvez également opter pour la gratuité. L'étudiant accueilli gratuitement dispense en échange quelques services de la vie quotidienne (courses, cuisine…).

Je choisis l'étudiant locataire que je veux

Vrai, bien sûr. N'oubliez pas de déposer l'annonce dans un lieu de passage étudiant, Crous par exemple. Orientez-la bien pour les étudiants, en détaillant le prix du logement, l'accessibilité en transport en commun, la durée du bail.

Deux critères doivent vous guider dans le choix de votre locataire. L'entente : le feeling est passé, vous vous sentez en confiance, son caractère et ses attentes vous conviennent…

Malgré tout, c'est sa solvabilité qui doit primer. Si vous ne louez pas gratuitement, il doit pouvoir vous payer. Vérifiez fiches de paie, avis d'imposition et caution des parents, d'un organisme financier.

Je peux demander des garanties

Vrai. La caution est la première garantie. Vous pouvez également demander un dépôt de garantie, que vous encaisserez en cas de dégradations. Il est courant, pour un meublé, de demander l'équivalent de 1 ou 2 mois de loyer.

Lors de son emménagement, établissez un état des lieux, avec un inventaire détaillé du mobilier. Ce document est indispensable en cas de dégradation pour justifier une demande de remboursement.

Je n'ai rien à payer

Vrai et Faux. Vous n'êtes pas imposable sur ces revenus si la pièce louée est dans votre résidence principale et si le locataire l'occupe également à ce titre. Dans ce cas, les montants perçus doivent être, selon l'administration fiscale, inférieurs à 173 € /m², hors charge, en Ile de France et à 126 € /m² dans les autres régions.

Vous devez déclarer les loyers perçus s'ils dépassent les sommes ci-dessus. Si vous touchez moins de 32 600 € en 2011, vous devrez faire votre déclaration dans la catégorie du régime micro Bénéfices Industriels et Commerciaux. Ce dispositif permet de bénéficier d'abattements fiscaux.

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